Tu en as marre j’en suis fort aise

Nul besoin d’amour, juste ton shoot de rêve

Tu espères faire baisser les yeux

Offrir un aller simple vers les cieux

 

Presse 459, elle offre du Sex 43

Selon ses pulsions, ses envies

En mikado ou bien en solitaire

Ici, c’est devant et derrière

Et derrière

 

Ta bouche aspire vers le haut

Tout ça pour t’extirper d’en bas

Relis un peu tes idéaux

Lorsque tu enfiles pour lui tes bas

 

Presse 459 elle offre du Sex 43

Selon ses pulsion ses envies

En mikado ou bien en solitaire

Charlotte trouve toujours de quoi faire

 

Que seras-tu à 50 ans

Une pensée pour Freud Lacan

La gent masculine ne se retourne plus

Sur ce mètre cube que tu es devenue

Devenue

 

Sur le siège de la caisse tu t’épargnes

Mains ouvertes comme une tenaille

Après César est-ce désormais Brutus

À qui tu feras l’offrande du Mont de Vénus

 

Presse 459, elle offre du Sex 43

Selon ses pulsion ses envies

Que laisseras-tu derrière toi

À l’heure où la lumière s’éteindra

Dans l’existence je flâne

En quête de ma came

Addict à la mélancolie

J’y trouve poussière d’ange, ecstasy

Nul besoin d’une sœur morphine

Pour sécréter l’adrénaline

 

Toxico de la tristesse

Serait-ce mon poison, ma faiblesse

L’aiguille perce lentement ma peau

Et me libère de mes maux

Un shoot mêlant larmes et haine

Pour l’accro aux « je t’aime ! »

 

Défoncé aux émotions

Quelle délicieuse sensation

Lean on me si tu le souhaites

Pas certain que tu sois prête

Reprends-toi donc un Tramadol

Dissout dans ton verre d’alcool

 

Toxico de la tristesse

Serait-ce mon poison, ma faiblesse

L’aiguille perce lentement ma peau

Et me libère de mes maux

Un shoot mêlant larmes et haine

Pour l’accro aux « je t’aime ! »

 

Nez dans la poudre, bientôt poussière

Mon lieu de naissance, un cimetière

Tu me juges Acid, dur comme la roche

Glisse le bonbon au fond de ma poche

Nul besoin de PCP ou de Kétamine

Mon cerveau est un abîme

 

Ta bouche se veut l’arme fatale

Mon pedigree ma carte vitale

LSD et même assise

Proteste, sauve ton image à ta guise

Dans les bulles, désinhibée

La ligne blanche est dépassée

 

Toxico de la tristesse

Serait-ce ma force, ma faiblesse

L’aiguille plantée dans ma veine

Me libère de la haine

Si la vie est un voyage

La lame pénètre dans les chairs

Seul son corps le rattache à la terre

Son esprit lui est déjà loin

Les os brisés un par un

Le marteau le cloue sur la croix

Dans ses yeux nul émoi

 

Martyr a vu de l’autre côté

Doit-on croire ou abdiquer ?

La souffrance dans ses chairs

Mènent-elles au paradis, à l’enfer

Les pupilles rivées sur son bourreau

Lui seul sait ce qu’est là-haut ?

 

La torture dure depuis des heures

Chez lui plus aucune peur

Tels Saint-Pierre ou Saint Laurent

Il a suspendu le temps

Sera-t-il béatifié

Comme tous ceux qui l’ont précédé

 

Martyr a vu de l’autre côté

Doit-on croire ou abdiquer ?

La souffrance dans ses chairs

Mènent-elles au paradis, à l’enfer

Le bourreau reste sans voix

Face à cette manifestation de foi

 

Souffre, souffre et souffre encore

Coincé entre la vie, la mort

Marche sur cette crête entre deux mondes

Avant que le verdict ne tombe

Tu feras partie des rares élus

Qui savent puisqu’ils ont vu 





La religion est-elle un leurre

Pour apprivoiser notre peur

Écraseur de tête, cage de fer

Tu as aperçu la lumière

Dis-moi toi le supplicié

Dois-je continuer à douter ?

 

Martyr a vu de l’autre côté

Et lui seul possède les clés

La grande question philosophique

N’est que pure rhétorique

Lorsque sonnera l’heure du cimetière

Ne serais-je plus que poussière ?

Martyr je t’en conjure ne mens pas

Ou le bourreau ça sera moi !

Au fond de ce trou tu m’as poussé

Mais toujours plus profondément je peux creuser

Mes doigts sont devenus lambeaux

Sans pour autant m’extirper là-haut

 

Dans ces yeux où brillait l’amour

La biche s’est métamorphosée vautour

Nul ne traduit la haine

Qu’à ton égard, je sème

 

Le pardon exempt de mon vocabulaire

Tes ailes je souhaite voir brûler en enfer

Le succube est devenu veuve noire

Mon trésor, public, mouroir

 

Dans ces yeux où brillait l’amour

La biche s’est métamorphosée vautour

Nul ne traduit la rage

Du pauvre lion en cage

 

Mes cris demeurent sans écho

Ainsi je plie sous le poids du fardeau

Là en chacune de mes larmes

Tu vois la faiblesse et moi l’arme

 

Dans ces yeux où brillait l’amour

La biche s’est métamorphosée vautour

Nul ne traduit ma rancœur, ma rancœur

Tu m’as atteint, en plein cœur

En plein cœur

En plein cœur

J’en meurs

Dans les secrets de l’enfance

Je pars en quête de ma souffrance

Les morbides drames familiaux 

Prennent l’allure des hôpitaux

Psychiatriques en camisole

Psychotropes pour mon envol

 

Névrosé voire bipolaire

Je passe de l’ombre à la lumière

Caché derrière mes cachets

Mort vivant ou simple objet

Saint-Anne priez pour moi

Devenu bête aux abois

 

Mes batteries chargées au Lithium

Font-t-elles de moi un pseudo homme

Un Jack Torrance un Mc Murphy

Dont les méninges sont l’ennemi

Redrum pour le rat du labyrinthe

Sur l’ile nul n’entends-tu mes cris, mes plaintes

 

Névrosé voire bipolaire

Je passe de l’ombre à la lumière

Caché derrière mes cachets

Mort vivant ou simple objet

Saint-Anne pardonnez mes péchés

Fruits des rouages de ma psyché

 

Le voyant rouge s’est allumé

Tel le poète dois-je m’alarmer

Écrire, mettre du noir sur du blanc

Symboliser les affres du temps

Qui passe-passe comme par magie

Et m’en retourner à l’oubli

 

Névrosé voire bipolaire

Je passe de l’ombre à la lumière

Caché derrière mes cachets

Suis-je ou ai-je été

Saint-Anne gardez-moi une place

Bientôt je suivrai vos traces

Existe-t-il un paradis, un enfer

Pour nous aimer six pieds sous terre

Avec mes ailes dans le dos

Je te scrute de là-haut

Doté des pleins pouvoirs

Je suis l’ange noir

Tu peux me cracher au visage

Mais garde en tête mon passage

À l’heure où tu subiras ma rage

 

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ta mort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu 

 

Sans mots dire ton désir me maudire

Pour tes actes tes paroles je saurai te punir

Mon texte ton linceul

Mon verbe sans écueil

Quel était le serment

Sur lequel on se ment ?

 

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ta mort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu 

 

Des ténèbres, je vais fondre sur toi

Amour devenu proie

Main dans la main vers les enfers

Vaines auront été tes prières

Il n’est plus temps de

Calmer le fou, calmer le fou

 

Mue par la colère tu as voulu la guerre

As-tu choisi le champ de bataille

Sur lequel je déposerai tes entrailles ?

Sur les décombres de mon ombre

Tu bâtiras ton avenir jusqu’à la tombe

 

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ta mort

Laisse-moi devenir Dieu et décider de ton sort

Laisse-moi devenir Dieu

 

Dans les méandres de cette vie sans issue

Je me perds je me perds

À l’intérieur ma laideur est plus immonde encore

Lorsque mon nuage rose s’étiole

Donne-moi vite une autre fiole que je m’envole

Me vois-tu m’engouffrer dans la nasse

Prendre le mur en pleine face

Mon cœur est mon talon d’Achille

Mon esprit une irraisonnable machine

Une douloureuse épine

Je plonge tombe dans la tombe de mes névroses

Quel est donc ce dysfonctionnement qui me cause

Tant de tourments tant de tourments

Les maux que je m’inflige sont les stigmates

D’un trac du tic-tac pour le gland du glas qui sonne

Et qui résonne

Me vois-tu m’engouffrer dans la nasse

Prendre le mur en pleine face

Mon cœur est mon talon d’Achille

Mon esprit une irraisonnable machine

Une douloureuse épine

Le pain blanc a viré au noir

Traces du moisi fétide de mon désespoir

Seule tu me tends la main

À moi la perfide pute catin sans lendemain

Le temps pansera les plaies

Tu penses et essuies le pus

Je t’effraie

Encore un mot de ta part

Et tu plonges dans le noir

Encore un mot de travers

Et tu rejoins le cimetière

Ne me regarde pas en face

Où tu en porteras les traces

Confrontée à mes deux visages

Tu te demandes s’il ne serait pas plus sage

De quitter le navire avant le naufrage qu’engendre ma rage

À la barre suis-je devenu fou

Le seul à creuser ce trou

Ce putain de trou

Me vois-tu m’engouffrer dans la nasse

Prendre le mur en pleine face

Mon cœur est mon talon d’Achille

Mon esprit une irraisonnable machine

Une douloureuse épine

Me penses-tu bélier à la toison d’or 

Pour ainsi souhaiter me tondre à mort

Serait-ce sous prétexte d’instinct grégaire

Que je devrais me laisser faire ?

M’as-tu pris pour un Hidalgo

Où pire, un bobo à vélo

À 230 euros les six heures

Beaucoup se rêvent horodateurs

 

Panurge, jette-moi à la mer

En E ou A rien n’est moins clair

Un flash m’a traversé l’esprit

Suis-je à Fort Knox ou bien Paris ?

 

Dans son palais les décisions sont prises

Par la reine et ses éminences grises

À quand un périph pour piétons

Pour éloigner tous les félons

D’îles en îles vers la citée

La divine oracle a décidé

Pantagruélique est son appétit

Pour nous pourrir la vie

 

Panurge, jette-moi à la mer

En E ou A rien n’est moins clair

Un flash m’a traversé l’esprit

Suis-je à Fort Knox ou bien Paris ?

 

Faudra-t-il être millionnaire

Pour se garer rue des Saints-Pères ?

Ériger un mur des Fermier généraux

Est-il un fantasme socialo ?

 

Rabelais, prends soin de tes moutons

Avant qu’ils n’entrent en rébellion

 

La Capitale est devenue tragique

Gérer à coups de bâton, de trique

Pour combler 7 milliards de dettes

Il faut bien quelques pirouettes

Multiplier les taxes, les verbalisations

C’est ainsi que tu nous tonds

 

Panurge, jette-moi à la mer

En E ou A rien n’est moins clair

Un flash m’a traversé l’esprit

Où est passé le vrai Paris ?